Ecritures

Théâtre

Tout nouveau (Mai 2023) : Une pièce de théâtre en trois actes.

NOM DE NOM

Depuis que Léonard a sauvé Ninon d’une possible noyade, les deux jeunes gens sont inséparables. Si l’on fait abstraction de la vilaine suspicion qui les prétend demi-frère et demi-sœur, l’idée, quoique farfelue, serait peut-être acceptable. Alors, quand un hôtelier au passé douteux a la mauvaise idée de se faire trucider à l’arme blanche, les choses se compliquent. Qui a osé se servir du couteau à foie gras ? Pour quel héritage ? Pour quelle vérité ? Parents, amis, voisins, tout le monde est en émoi !

Une comédie dans un jardin de l’île de Ré qui ne se prend pas au sérieux.

NOM de NOM ! Va-t-on enfin savoir de quoi il retourne !

Extraits:

Acte 1 Scène 2

Ninon, Angèle, Babette.

Ninon : entre par la porte de la maison. Bonjour Tata Babette, bonjour petite Angèle. Déjà debout ?

Babette et Angèle: Tristement Bonjour Ninon.

Ninon : Oh, ben, ça a pas l’air d’aller fort, les filles. Personne n’aurait un couteau qui coupe ? J’ai de la viande des Grisons à débiter en tranches les plus fines possibles. J’ai fouillé partout dans tes tiroirs, Tata, et n’ai rien trouvé qui fasse l’affaire.

Babette : Je demanderai à Hector de t’aiguiser le couteau à viande. Ton oncle sait faire. Mais pour l’instant…

Ninon : Mais vous faites une tête d’enterrement !

Angèle : tend les feuilles de journal froissées vers Ninon. Regarde là. En gros titres en plus.

Babette : L’intéressé est le grand-père maternel de la petite. Triste fin ! Aie, aie, aie, piqué comme un gigot d’agneau ! Je vois d’ici le tableau. Le Robert Desmoulins ne devait pas avoir que des copains.

Ninon : lit l’article et s’arrête sur le nom. Robert Desmoulins. Elle hésite. C’est son vrai blase, Desmoulins ?

Babette : Pourquoi dis-tu ça ?

Ninon : Comme ça. Elle réfléchit. Un nom qui ne me dit pas grand-chose.

Babette : Bien sûr que tu entendu parler de lui ! Angèle dit qu’il possédait plein d’hôtels dans la région.

Ninon : Peut-être, oui ! Un self-made-man à la réputation pas toujours très reluisante ?

Babette : Il n’était pas Charentais pur jus. Je ne sais pas pourquoi j’aurais juré qu’il était étranger.

Angèle : Étranger, mon grand-père, non !

Robert : Depuis la salle où il était assis. En aparté. Étranger, certainement pas ! Du Nord plus exactement. Je suis un authentique Flamand et fier de l’être. J’ai rencontré sa grand-mère au carnaval de Dunkerque. Elle aussi n’était pas Charentaise pour deux sous. Une sacrée bamboula qu’on avait fait tous les deux ! Ce jour-là, on avait bu pendant trois jours. J’avais piqué la Véronique à un morveux pas commode. Un méchant type bodybuildé bien plus costaud que moi. Il prétendait qu’elle lui appartenait. Il n’était pas d’accord du tout, il m’a cherché des noises dans les semaines qui ont suivi, alors, très vite avec Véro, on s’est expatrié. On a mis de la distance et on a atterri ici. Eh puis, pour être plus peinard, j’ai changé de nom. Robert Desmoulins, ça sonne bien, non ?

Il se rassied.

Ninon : À Angèle. L’apprendre par le canard ! J’y crois pas ! Comment ça se fait que personne ne t’ait prévenue ?

Angèle : J’en sais rien. C’est bizarre que maman ne m’ait pas téléphoné.

Babette : Ton père et ta mère sont en voilier sur la côte espagnole. En pleine mer, ils n’ont sans doute pas de réseau, sinon… Ils ne sont peut-être même pas encore au courant. Je vais essayer de les joindre, si tu veux.

Angèle : Si tu veux. En attendant, qu’est-ce que je vais faire, moi, toute seule dans cette grande baraque ? Il faut que je rentre à La Rochelle ?

Ninon : Pour l’instant, ma fille, le mieux serait que tu restes ici. Nous sommes là. On ne va pas te laisser tomber. Tu peux même dormir chez Babette tant que tu voudras. N’est-ce pas Tata ? Ou dans la tente, pourquoi pas.

Babette : Bien sûr. Tes parents sont absents. Aujourd’hui, tu restes avec nous. Ensuite, on avisera. Ah, oui, le couteau ! Je vais voir si Hector peut affûter un tranche-lard. Elle sort.

Robert : Toujours parlant à la salle. Bravo le coup du couteau. Très efficace ! Je ne pensais pas que c’était si douloureux. En attendant, me voilà dans de beaux draps. J’avais bu un whisky juste avant, pas eu le temps d’en prendre un deuxième.

me, parle flamand bien mieux que lui. Elle a imaginé ce pseudonyme qui leurs permettait de mieux s’intégrer dans la région. Pour ma fille Ninon, c’est vrai que je n’ai jamais trop voulu lui donner d’explications. Au début, elle était trop petite pour comprendre, puis, je dois le dire, j’avais trop honte de moi. De toute façon, elle a bien trouvé toute seule le livret de famille camouflé sous une pile de chaussettes dans mon armoire. Que voulez-vous que je fasse, ? Pas eu le courage ! J’ai préféré renvoyer les explications à plus tard. Le jour où elle a eu besoin de papiers d’identité, il a bien fallu qu’elle s’appelle officiellement Windmolens.

Léonard : Qu’est-ce que tu as à voir avec ce Hollandais ? C’est pas ton nom !

Ninon : Sur mes papiers, si ! Et tu n’es pas obligé de le crier sur tous les toits. Je ne m’appelle pas « De Carballo » comme maman, mais…

Léonard : Tu me fais peur !

Ninon : Mais « Windmolens ». Oui, tu as bien entendu. Pour l’état-civil, je suis Ninon Windmolens. Et, comme un nom de famille pareil ne court pas les rues dans le secteur, il y a toutes les chances pour que moi, qui n’ai jamais eu de père officiel, je sois sa fille.

Un autre extrait, mais après, c’est tout!

Acte 2 Scène 3

Setter, René, Mireille, Véronique.

Véronique : Elle entre, un téléphone portable à la main.

Je te dis que les toubibs sont nuls. Un coup il est mort, le coup d’après il ne l’est plus ! Je ne sais plus sur quel pied danser… J’ai bonne mine, moi, avec les Pompes Funèbres ! Passe-moi ma fille… Qu’est-ce que tu dis ? Les vagues ? La tempête ? Passe-la-moi tout de suite ! Comment ça, elle est malade ? Le mal de mer ? Quelle idée de se faire secouer sur un voilier en Espagne ! Manquerait plus que vous fassiez naufrage ! Tu dis que c’est simplement un petit coup de vent… Pas de danger !… Des belles vacances… Des vacances à nourrir les poissons, félicitations… J’en prends moi, des vacances quand Robert se fait assassiner ! Enfin, pas complètement, je te répète qu’il n’est pas mort… Pas encore… Voilà, écoute-moi bien! On croyait, c’était dans le journal en gros titre puis non… Ressuscité… En attendant, il faut que vous rappliquiez dare-dare tous les deux… Quoi, trois jours ? En bateau il faut au moins ça ? Bravo ! Et je fais quoi, moi, pendant tout ce temps ? Et la petite ? Tu y penses à la petite ? Allô ! Elle secoue le téléphone. Ça a coupé. Satané bigophone ! Quelle idée de se baguenauder en plein milieu de l’océan !

Messieurs. Madame ?

À Setter : Tu es là, toi ?

Setter : En mission, comme tu le vois. Bonjour cousine. Je te présente les parents de Léonard, le copain de Ninon Windmolens. Ninon, tu situes, la fille de Robert à 99,9%.

Véronique : Je vois. Je n’ai pas encore complètement perdu la tête. Fille de Robert, c’est ce que tu prétends. Ça reste à voir. Bonjour madame, monsieur.

Setter : Tu me demandes de chercher, je cherche. Et je trouve une inattendue Windmolens dont les papiers officiels attestent la filiation avec ton mari.

Véronique : Je voudrais bien voir ça !

Setter : Il l’a déclarée à la mairie en temps et en heure.

Véronique : Il faudrait qu’il ait été sacrément bourré pour aller reconnaître un rejeton à la mairie. Robert, c’est pas un saint, d’accord, mais il n’est pas idiot.

Setter : Pas un saint, non, je te l’accorde… Pourtant, il a eu plusieurs fois maille à partir avec des individus louches. Tu te souviens, une fois, il s’était fait pocher un œil en sortant de son boulot. Quelqu’un lui en voulait.

Véronique : Balivernes. C’était pour lui piquer son pognon. On n’a jamais su quel guignol l’avait tabassé.

Setter : D’autant que Robert avait soigneusement évité d’aller chez les flics. Pour moi, il y avait certainement d’autres motifs.

René : Interrompant timidement Bon, voyez-vous, nous allons vous laisser en famille. Nous attendions madame Babette et monsieur Hector. Si ce n’est que Ninon est l’amie de notre fils, vos histoires ne nous concernent pas. Viens, Mireille, nous reviendrons tout à l’heure.

Véronique : Vous pouvez rester ici tant que vous voulez. Moi, je cherche ma petite-fille. Elle n’est pas à la maison et comme je sais qu’elle aime bien venir chez Babette…

Mireille : J’ai entendu parler d’une Angèle, mais nous ne savons pas où elle se trouve.

Véronique : Bon, je retourne chez moi. Si vous la voyez, dites-lui de me rejoindre. Elle ne peut pas squatter ici éternellement… Elle s’arrête en chemin et parle toute seule. Il faudra qu’elle trouve quelque chose de correct à se mettre pour l’enterrement. En plein juillet, c’est pas facile de s’habiller pour aller à l’église. Je dis enterrement, on n’y est pas encore, pourtant, Robert le mérite. Après tout ce que j’ai enduré. Les nanas, les gestes déplacés et j’en passe… L’église, il ne la mérite pas. Le curé va devoir être sacrément adroit pour lui trouver des bons côtés… « Les morts sont tous des braves types » . Sacré Brassens ! On voit bien que c’est pas lui qui avait épousé ce guignol.

Elle sort, en chantonnant.

LES ROMANS

Paru chez Ella Editions

Dans ce roman, Jeff, héros du Janus des gauchers suit des chemins semés d’embuches. Sa vie est ballottée entre la maladie, le gaz de schiste, les étudiants contestataires, ses anciennes amours et les folies que les aléas de l’existence vont l’amener à commettre. Ressemblances, latéralisations, perturbent la quiétude qui conviendrait à ce retraité.

Oui, me direz-vous, tout cela n’est que fiction ! Eh bien non, détrompez-vous, tout est vrai puisque je l’ai imaginé.


Entre le Rocher de la Dive, les chiens sauveteurs, le concours d’entrée aux écoles vétérinaires, un polar dans lequel il n’est pas demandé de savoir répondre à la question.

Paru aux Editions Vent-des-Lettres


Le petit dernier pourrait vous plaire

Vétérinaires de campagne.

Nouvelles.

Vient de paraître aux éditions Vent-des-Lettres.

Vous qui aimez voyager, connaissez-vous la Vendée? Non, pas celle des grandes étendues de sable de ses célèbres stations balnéaires, ni celle du non moins renommé Puy-du-Fou, mais celle plus terre-à-terre du Bas Bocage et de son patrimoine plus secret, celle des champs et des petits ruisseaux, celle des métairies et borderies, des femmes et des hommes qui ne comptent pas leurs efforts, rythment leur journée au gré de la course du soleil et des heures scandées par la cloche de la petite église qu’on aperçoit au loin, et ne se ménagent pas pour semer, labourer, et pour élever leurs bêtes.

Quand le soir sera venu, que la nuit sera tombée, il sera alors temps de descendre à la cave entre amis et voisins, et mériter son verre de pineau. Mais ce soir, la blanche a décidé qu’il était temps de mettre bas, et rien ne se passe comme prévu. Quand la « nature » ne veut pas… Ce sera donc une césarienne.

Faisons alors place à l’artiste, l’homme de l’art, le sachant, le vétérinaire. Pierre Deberdt est cet homme. Au cours de sa carrière, il en aura parcouru des kilomètres dans la Vendée rurale, à prodiguer des soins tant au bétail qu’à nos compagnons à quatre pattes. Et, au-delà des animaux, lui, qui grandit à la ville, aura appris à connaître ces fermiers durs au mal, leur caractère, leur cœur.

Avec ses indéniables talents de conteur, il nous dépeint ici cette vie au travers de dix-huit nouvelles.

Parfois tragiques, souvent comiques et toujours colorées d’humour, ces histoires champêtres, certes romancées, se basent pour la plupart sur de véritables anecdotes, et constituent un réel témoignage de la France des campagnes et des villages de la fin du XXème siècle.

Vincent Deberdt, mon neveu, a écrit cette quatrième de couverture, et moi j’ai peint mes bottes.


L’Aquar’elle.

Roman édité chez Ella édition.

Une relation Père-Fils à 30 ans de distance. Toujours l’amour…

Pas besoin de savoir jouer à l’Aluette ni d’être expert en aquarelle pour comprendre!